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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 13:55

Carême

 

Imam Mohamoud Dicko par rapport au carême

 

« C’est ATT qui a ordonné l’ouverture des boîtes pendant le carême »

 

Le carême fait parti des 5 piliers de la religion musulmane pendant ce mois, c'est-à-dire les 30 jours les fidèles musulmans doivent s’abstenir de boire du lever au couche du soleil. En ce début du mois de carême nous avons rencontré l’imam de la seconde mosquée de Badalabougou, le professeur Mahamoud Dicko, il nous parle du carême, des avantages, des bénédictions, des prières mais aussi de ce qu’il n’a pas apprécié pendant en ce début de mois de carême surtout le fait que les boîtes de nuit, des espaces de loisirs et autres lieux de loisirs fonctionnent merveilleusement.            

 

 

 

Contrairement aux autres année la communauté musulmane dans son ensemble a commencé le mois de carême à le même jour, ce qui est une bonne chose car il y a des années qu’il y avait des divergences autour de l’observation du mois lunaire « c’est une bonne chose parce que nous avons pu constaté que partout au Mali tous les imams et les érudits ont commencé à observer le mois à la même date cela était devenu difficile il y a une dizaine d’années » le carême c’est l’un des 5  piliers de l’islam, tout musulman doit jeûner à l’exception des gens qui sont dispensés pour des raisons bien déterminées par la charia ou pour des raisons de maladies, vieillissement ou des raisons de voyage sinon tout musulman majeur doit jeûner. Maintenant le jeun ce n’est pas seulement de s’abstenir de boire  et de manger , le jeun est une pratique cultuelle c’est le moment du renforcement de la spiritualité, de recueillement , de communion  avec Dieu, il y a beaucoup de gens qui pensent que le jeun c’est cette routine, une habitude ou on ne mange du matin au soir, mais la nuit on fait du gâchis on dépense  tellement ce n’est pas normal qu’on dépense plus dans le mois du carême que les autres mois ça doit être le contraire. Ce qui est malheureux en réalité  les gens observent le jeun  sans comprendre les sens réel, l’enseignement que ça contient. Il y a beaucoup d’enseignement il y a une grande spiritualité la dans, il y a aussi l’humanitaire, la solidarité, l’entraide, nous devrons accepter de goûter l’amertume d’être privé de nourritures mais les gens malheureusement ne le font pas, les riche de plus en plus mangent pendant le mois de carême et ne sent même pas le jeun ça doit être le contraire, pendant le mois les gens doivent diminuer leurs nourritures, consommations, se mettre dans l’état des autres la pauvreté, le fait de ne pas pouvoir manger à sa fin qu’est ce que ça vaut ? Qu’est ce que ça veut dire ? Vivre la vie des autres qui n’ont pas assez de moyens c’est une façon d’être solidaire les nécessiteux, les couches les plus démunies ça doit donner cet aspect mais malheureusement le mois de carême à part le fait que les gens jeûnent on ne sent pas ce mouvement de solidarité entre les musulmans et les pauvres. On voit que ce sont des fondations, des gens proches un peu du pouvoir qui donnent aux pauvres, mais ceux qui se disent musulmans qui ont l’argent qui ont assez de moyens généralement tous se réunissent vont dans les grands hôtels à la Mecque   passent leur mois de carême la bas, ils préfèrent dépenser des millions que d’assister les pauvres et les nécessiteux dans notre pays c’est une compréhension inverse de l’enseignement qui contient le jeun malheureusement. Le voyage ça amène beaucoup de situations c’est pourquoi pour les gens qui jeûnent l’islam les a dispensé, c’est maintenant que les gens voyagent  dans le confort sinon autrefois voyager c’était avec beaucoup plus de peines que maintenant, parce que c’était ne pas être chez soit, ne pas être en contact avec son milieu naturel c’est un sacrifice énorme donc l’islam a allége pour un musulman qui est dans une situation de ce genre, qui n’est pas son milieu habituel, et qui peut être dans un milieu hostile de le dispenser du jeun, mais aujourd’hui nous sommes dans une situation ou l’autorisation reste valable, ce qui pensent qui ne peuvent ou ceux qui sont dans les voitures climatisées qui peuvent jeûner il n y a pas de problèmes ça dépend des gens eux-mêmes. Pour ce qui sont malades il y a des maladies temporelles et intemporelles, ce qui sont des malades temporaires ne peuvent pas jeûnent pendant leur maladie mais une fois guéri ils doivent payer le jeun qu’ils n’ont pas fait, pour ce qui est des gens malades tout le temps, ils ne doivent pas du tout jeûner pour cela ils peuvent  donner  une mesure de céréales tous les jours  à des pauvres ou des démunies. Cela pourra remplacer leur jeun, mais tout cela dépend des médecins et des docteurs donc pendant le mois les fidèles musulmans qui sont malades doivent voir les agents de santé, sinon il y des maladies avec lesquelles ont peut jeûner, d’autres ce n’est pas possibles mais il n’est dit à personne étant malade de s’efforcer à jeûner. Mais le carême c’est comme de jour et de nuit on doit sentir le mois de carême dans tous nos actes de la vie quotidienne, se serait dommage pendant le mois de carême que les nuits soient comme des nuits ordinaires , mais on sent pas le carême même dans nos médias la télévision nationale continue de faire la programme avec samedi loisirs, jouvence, top étoiles, maxi jeunesses et je ne sais quoi « s’il y a quelque chose qu’on regrette aujourd’hui que moi je regrette c’est que l’ancien président de la 2ème république a eu instauré ce respect stricte de la sacralité  du mois de carême, il l’a fait parce que ce n’est pas tout le monde qui a la spiritualité qu’il faut ce n’est pas tout le monde qui respecter les choses sans la volonté du gouvernement, c’est pourquoi il faut que le gouvernement intervient sinon on peut vivre sa foi sans l’intervention de l’état, malheureusement chez nous il y a des gens qui sont très difficiles et qui à la limite provoquent donc si les autorités s’y mêlent pour aider les gens à vivre leur foi c’est aussi une responsabilité de l’état, on aide aujourd’hui a organise le pèlerinage ça veut dire qu’on aide à vivre notre foi donc on doit nous aider à vivre ce mois béni ne pas  laisser n’importe qui faire n’importe quoi. Pour agresser les gens dans leur foi , dans leur spiritualité, malheureusement depuis l’avènement de la démocratie le premier acte pose par le président de la transition qui est président de la république élu, c’était de prendre un arrêt pour ouvrir les bars pendant le mois de carême c’est extrêmement grave ça été une erreur monumentale , nous regrettons cet acte qui a enlevé au mois de carême sa sacralité, c’est devenu comme un mois ordinaire , un mois comme les autres mois de l’année, si dans un pays rien n’est respecté il n y a pas de tabou on ne respecté ça sera un vagabondage spirituelle et ça sera dommage pour notre pays » Quant nous avons savoir que nous sommes dans un pays laïc sans réponse a été ceci « je sais que des gens vont dire la même chose, votre démocratie, liberté à des limites, sans ne veut pas dire faire tout ce qu’on veut, dans cette même ordre d’idée le mois de carême doit être respecté, parce que le seul mois pendant l’année que les musulmans se consacré beaucoup plus à l’adoration de Dieu, mieux que tout cela est ce qu’il faire partout des boîtes de nuit dans toutes les rues de Bamako empêchant les gens de prier, est ce qu’on doit transformer toutes les maisons de Bamako en chambres clauses ou maisons de passes, et quant pendant le seul mois de carême 30 ou 29 jours permettent nous de prier dans nos rues cela ne doit pas être trop demander et si on dit cela on nous parle de laïcité d’accord mais le respect des uns et des autres et de leur religion. »    

Par Kassim Traoré
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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 13:53

Musique

 

Première Edition Case Sanga

 

Dabara dans la tourmente des organisateurs

 

La finale de la première édition de l’émission téléréalité Case Sanga a eu lieu le vendredi 7 septembre 2007, dans la salle Bazoumana Sissoko du palais de la culture Amadou Hampâte Ba. Cette finale opposait Paméla Badjogo à Mamadou Dembélé dit Dabara, et c’est ce dernier qui a gagné face à Paméla. Comme on l’avait dit dans un article précèdent cette émission est l’œuvre de trois structure à savoir Blonba pour la conception et la production, Fanaday pour l’organisation et Africable pour la diffusion, aujourd’hui après le spectacle le gagnant Mamadou Dembélé dit Dabara court toujours derrière le reste de l’argent qu’on lui avait promis c'est-à-dire 3millions de francs CFA. Au dire de Dabara que nous avons rencontré très déçus pour lui les organisateurs nous n’ont pas respecté les clauses du contrat « il nous avait dit que le vainqueur allait avoir 3millions, mais il ne m’ont donné qu’un million, et quant j’ai demandé le reste ils m’ont dit que ça sera pour la production de l’album », pour Dabara il n’avait jamais question que les frais de production de l’album seraient déduis des 3millions qui sont les valeur du trophée. Cela fait une semaine qu’il est en train de faire des vas et viens entre les différents organisateurs mais sans suite. Parlant de la résidence il nous fera savoir qu’il se prenait eux en charge pendant toute la résidence « nous payons les repas, les insecticides, tout le nécessaire était à notre charge pendant tout ce temps nous n’avons rien pour la réussite de la chose, mais pour ce qui doit nous revenir ils doivent respecter la parole donnée, parce que nous avons fait des sacrifices pour que cette émission puisse marcher ». Ce qui fait mal à Dabara c’est le fait qu’ils ne parlent plus de la tournée qu’il devrait faire avec la diva du Wassoulou Oumou Sangaré, ajoute à cela l’album des lauréats de la résidence, tout cela avait été prévus mais les organisateurs n’en parle « il me semble que ces gens ont voulu nous utilise pour avoir de l’argent et puis disparaître sinon comment comprendre que des gens qui sont venus pour aider les jeunes artistes en herbe, mais si il nous mette dans les difficultés dès la première édition avec des mensonges des choses qui ne vont jamais se faire sans va jouer sur les autres édition à venir ». Nous avions dit avant  la finale que cette émission avait d’autres ambitions que la promotion de la culture malienne, certes ils ont eu une bonne initiative mais dans l’exécution nous avons constaté des lacunes entre autres le voting du public et la notation du jury, le public qui votait en masse mais ce vote n’était rien contre la notation du jury, cela a fait que certains jeunes qui étaient le chouchou du public ont été éliminés, l’affaire de tickets vendus qui étaient plus nombreux que de places disponibles dans la salle, les artistes invités le manque de confiance entre les différentes structures organisatrices sont autant de petits problèmes qui ont joué sur l’émission, maintenant s’il faut ajouter à tout cela le fait que les organisateurs refuser de payer le champion, le meilleur artiste de la composition sont aujourd’hui autant de facteurs qui ne vont pas à la défaveur de cette émission. Et dire que lors de la finale il a été clairement que le meilleur artiste c'est-à-dire Dabara devrait avoir 3 millions en espèce, une tournée avec Oumou Sangaré, produire un album cela a été dit  par fanaday qui s’occupait de l’organisation de l’émission, mais aujourd’hui ça été des fausses promesses,

 

Par Kassim Traoré
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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 13:49

DANSE

 

1ereEdition de Battle danse de Yeli Mady Music

 

Airline et Ciara enlèvent les premiers prix

 

C’est le mercredi 5 septembre 2007 dernier que la salle Bazoumana Sssoko du palais de la culture Amadou Hampâté Bah  a abrité la finale de la plus compétition de danse des vacances scolaires  2007 à  Bamako, cette compétition a été organisée par Yeli Mady Music du jeune rappeur Yeli Mady Konaté. Après les demi finales  qui ont permis la qualification dans  la catégorie des groupes  Dog-Men-G, Airline, Happy Boys , Lil Saint, Tapage Révolution, Fire Men, Youngster Clan et Gang Street Dance, dans la catégorie individuelle on retrouvait Ciara, Soumi, Papa, Soul, Master P ,  Mohamed Sylla et  USHER Tapage. Ce sont ces groupes et personnes qui se sont rencontrés en finale, dans une salle Bazoumana Sissoko pleine à craquer, car chaque jeune vient soutenir son groupe préféré, son danseur ou danseuse mais aussi son quartier, cela est possible parce que  les règles de la compétition le permette, car le   public participent au choix des meilleurs à 80%,  et le jury s’exprime sur 20%. Au palais de la culture dans la salle Bazoumana Sissoko presque tous les quartiers de Bamako étaient là pour encourager les jeunes danseurs de leur quartier respectif. Dans la salle c’était de la musique son et lumière accompagne par les cris des enfants et jeunes et autres groupes de soutien des compétiteurs, c’est pourquoi les gens ne se comprenaient même plus dans la salle. A l’arrivée des animateurs de la soirée et la sortie des premiers groupes en compétition ça été des applaudissements nourris de joie et de satisfaction pour les supporters de voir en fin la compétition commencé par la catégorie des groupes, puis les danseurs en individuelle. Les jeunes comme sur les planches et dans la salle ce sont bien défoulés, dansant comme les groupes en compétition ça été une soirée non stop avec de la musique, des démonstrations et des pas de danses exceptionnelles de la part des groupes sous des ovations et des cris de soutien mais aussi de moquerie pour ce ne sont pas du même quartier et qui ne soutiennent pas les mêmes groupes et danseurs mais tout cela dans un respect exemplaire, au terme des prestations en groupe et individuelle le jury a déclaré dans la catégorie groupe vainqueur Airline de Hamdallaye en individuelle Ciara de Badalabougou et cela sans surprise parce que ce sont 80% du public qui ont choisi ce groupe et la demoiselle Ciara. Le groupe Airline gagne 500000 FCFA, et 200000 FCFA pour Ciara qui a été la meilleure danseuse, pour les jeunes se sont les meilleurs qui ont gagné comme ce jeune venu de Oulofobougou soutenir son groupe « nous ne savons pas  ce qui est arrivé à notre groupe, mais lors des répétitions ils ont bien donné mais dans la salle ça été autre chose mais nous étions pas meilleur », même son de cloche pour les supporters de Master P « il a toujours bien dansé depuis le début de la compétition mais ce soir nous ne comprenons pas on a tout fait mais la Ciara là c’est une bête de scène elle est la plus forte ». Selon la plupart des jeunes qui étaient  au palis de la culture, le jury a toujours joué son rôle et le public fait son jeu mais c’est l’expression du public qui l’emporte. Pour ne pas trop maintenir les jeunes dans la salle dans un bruit inutile les organisateurs ont décidé de faire la remise des prix en directe dans l’émission samedi loisirs en présence des gagnants et des organisateurs qui sont Yeli Mady Konaté premier responsable de Yeli Mady Music et l’acteur principal de la compétition Adama Keïta dit Waren J qui a fait tout le travail technique en complicité avec Yeli qui est le concepteur de Battle danse à la malienne, au dire de Yeli au des résultats et de l’adhésion des jeunes ils vont faire tout pour aller vers une deuxième édition mieux organise et avec beaucoup de temps pour permettre de ne pas être pris dans les facteurs de temps ou dans la précipitation  en somme corrige les lacunes pour donner une émission meilleure que celle de cette année. En tout cas rendez vous est pris pour les vacances scolaires 2008 pour les Battle danse deuxième édition.

 

Par Kassim Traoré
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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 13:43

Religion


Zigri, Kalman, et autres chants religieux dans les mariages

 

« L’essence religieuse est en train de s’éroder u profit de l’appât du gain »

 

De Oulofobougou, à Djélibougou en passant par Médina Coura, Banconi le phénomène a atteint tous les quartiers de Bamako, aucun mariage ne se passe si on ne voit pas les Zigrimans et autres spécialistes des chants religieux prendre la place des cantatrices. Aujourd’hui à Bamako, ils sont passés de la passion du prophète, des imams et grands érudits aux grandes dames et autres gros bonnets  avec des billets de banques qui sortent de partout. Nous avons fait le tour de la capitale toujours dans le cadre de notre enquête sur les mariages, et c’est le phénomène zigri que nous avons rencontré avec comme premières victimes, les griottes, cantatrices et leurs sumu. Au d’une vieille dame que nous avons rencontré , le phénomène aurait commencé dans les années 90 avec la chute du régime de Moussa Traoré et la libération dans plusieurs ajoute à cela l’ouverture des radios privées qui donnent la parole à tout le monde. « Cela fait quelques années que les chants religieux sont passés de la passion du prophète Mohammad (PSL)  ou propagande inutile des versets du coran », notre vieille dame c’est aussi révoltée contre l’émission Case Sanga qui pour elle a  donné l’occasion à   Mohamed Diaby, l’un des lauréats de sa  résidence de faire des compositions de ses chansons sur le prophète Mohammad (PSL). Ses  interprétations suscitent aujourd’hui une vive polémique dans certains cercles fidèles. Et d’après certaines radios libres, des prêcheurs condamneraient cette façon  particulière de manifester son amour à l’égard du prophète de l’islam.  « Nous sommes d’accord qu’il y a la liberté de création dans notre pays, mais elle doit se faire pour ne pas faire mal aux autres ». Certes Mohamed Diaby l’a fait dans une salle de spectacles, mais aujourd’hui presque tout le monde voit à Bamako que le phénomène s’est fait une place dans nos coutumes, mais personne n’a levé le petit doigt pour dire quoi que ce soit. Sinon de nos jours, nous ne disons pas pendant ce mois de carême parce que ils sont en congés comme les autres artistes, il n’est pas rare de voir lors des mariages comme nous l’avons constaté que des zigrimans, kalmandala, et autres chanteurs religieux soient dans les animations lors des mariages, sur des places publiques prises d’assaut par des femmes, des vieilles femmes et des jeunes filles légèrement habillées et surtout de les voir se trémousser souvent de façon obscène au rythme accompagnant les louanges du prophète Mohammad (PSL) cela est plus qu’une insulte à l’endroit de la religion musulmane, mieux que tout cela il y a plusieurs jeunes qui se sont lancé dans ce genre musical qui marche fort  à Bamako. Cette  nouvelle tendance de la musique malienne, a eu ses lettres de noblesses auprès des grands imams, érudits et prêcheurs, ils sont sortis des vestibules des marabouts pour prendre le chemin des mariages avec comme seul objectif avoir de l’argent et non au nom de Dieu. Ces jeunes musiciens ont profité de cette ferveur religieuse pour se faire une place, ce qui fait qu’aujourd’hui ils sont très  sollicités dans l’animation des mariages et commencent à éclipser les cantatrices et leurs sumu malheureusement comme l’a dit l’autre   « l’essence religieuse qui attire les fidèles vers ces chorales est en train de s’éroder u profit de l’appât du gain , en effet , de plus en plus , les noms des fidèles se substituent à ceux du prophète et de khalifes loués au début de l’aventure. » . Comme les griottes et  cantatrices, quant les zigrimans arrivent  sur les lieux de mariages la première chose qu’ils demandent, c’est la liste des personnes à louer  contre bien sur espèces sonnantes et trébuchantes, « ce qui entraîne bien de dérives flirtant dangereusement avec le blasphème aujourd’hui, les chants religieux n’ont rien à voir  avec ce  qu’ils étaient dans le temps. Ils n’ont par exemple rien avoir avec les chansons chaleureuses et éducatives d’un certain Racine Sall ». Nous avons pu constater que sur 10 mariages 8 sont animés par les zigrimans qui ont ravi la vedette à nos cantatrices et griottes dans la capitale, qui aujourd’hui ne savent plus à quel saint se vouer. Ce qui est grave c’est le fait qu’ils ne font rien pendant le carême tous ces chanteurs prennent leurs congés pour reparaître la nuit de la destinée 27ème jour du mois de carême et là ce n’est pas tout le monde parce que pour l’animation de cette nuit ils ne gagnent pas comme lors des mariages, c’est pourquoi hormis les rares zigrimans qui suivent des imams ou des prêcheurs la plupart voit le mois de carême comme un mois de repos. Aujourd’hui force est de reconnaître que les chants religieux ont une place dans le show-biz national, la question que l’on se pose est de savoir si cette nouvelle tendance va se limiter aux mariages ? Pour être dans les salles de spectacles comme cela a été le cas lors de Case Sanga avec Mohamed Diaby, ou dans les boîtes de nuit et autres lieux d’animations. Pour certains imams ce phénomène est une bombe à retardement et l’Etat doit faire quelques choses, « l’Etat a interdit le sabar dans le district parce que ça n’allait personne ne joue plus le sabar , pour les zigri il ne doit pas attendre que ça explose pour prendre des dispositions»

Par Kassim Traoré
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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 13:25

Première édition de la rentrée littéraire au Mali

 

Promouvoir les auteurs et récompenser leurs œuvres

 

En prélude à la première rentrée littéraire de notre les organisateurs ont organisé une conférence de presse au musée national pour informer les journalistes sur ce que sera cette fête de l’écrit et du livre et des auteurs. Ce sont les 17, 18 et 19 janvier prochain que Bamako abritera la première édition de la  rentrée littéraire du Mali, qui  est initiative des éditions Tombouctou que dirigent les auteurs Aïda Mady Diallo et Ibrahim Aya. Cette maison est la toute dernière née des éditions au mali, c’est pourquoi pour la conférence de presse ce sont Ibrahim Aya, Ismaël Samba Traoré auteur, Ismaël Touré professeur, et Mamadou Bani Diallo conseiller au ministre de la culture i représentait le ministre de la culture à cette conférence de presse.

 

La rentrée littéraire est partie du fait que de part le monde, qu’une rentrée littéraire représentait la période clef pour le livre et la lecture. C’est du moins l’avis de Ibrahim Aya non moins responsable des éditions Tombouctou. « C’est le moment privilégié de l’année ou les activités autour du livre sont les plus nombreuses, ou chaque lecteur potentiel est attentif à la littérature, ou tous les feux des projecteurs se trouvent braqués sur la présentation des livres et de leurs auteurs tant chez les libraires que dans les rubriques des journaux », c’est qui a motivé les organisateurs de la rentrée littéraire au Mali. Selon le principal conférencier Ibrahim Aya ça sera une occasion pour eux de récompenser les dernières parutions par des prix conséquents. Aussi, les Editions Tombouctou, ont jugé capital pour la Mali, d’instaurer sa rentrée littéraire.  L’objectif  de cette rentrée est de promouvoir le livre et la lecture, soutenir les auteurs et leurs œuvres, susciter de nouvelles vocations parmi les jeunes et améliorer la structuration de la filière livre. Pendant les trois jours de la rentrée il des remises des prix littéraires au nombre de trois dont les valeurs ont été offertes par le ministère de la culture, c’est ainsi qu’il y aura les prix , du 1er Roman avec comme un million de francs CFA qui sera décerné à une œuvre publiée au cours des deux dernières années , ce prix récompensera une œuvre romanesque, il y a le prix Massa Makan Diabaté qui est un prix national d’une valeur de 2millions , il sera décerné à une œuvre publiée au cours des deux dernières années il récompensera une œuvre romanesque, le troisième prix porte le nom du célèbre écrivain malien natif de la région de Mopti « Prix Yambo Ouologuem » c’est un prix continental d’une valeur de cinq millions, ce prix sera décerné à une œuvre   écrite ou traduite en français (roman, recueil, de nouvelles ou de contes). Un jury sera mise en place, composée de personnalités oeuvrant dans le milieu de la culture et de l’éducation comme les auteurs, journalistes, critiques, universitaires et bibliothécaires. En plus de la remise des prix il y aura des débats, des rencontres avec les auteurs, des thèmes comme la colonisation est elle responsable de l’état actuel de l’Afrique ? Où sont les femmes auteurs du Mali ? Quel devenir pour la filière du livre au Mali ? Le tout meublé par des animations, avec lecture de textes, la projection de films de livres africains, musique au palais de la culture, au complexe culturel Blonba, FLASH et au CCF. Pour les organisateurs cette première rentrée littéraire, presque tous les acteurs de la filière du livre sont prêts à participer à cette fête du l’écrit et du livre.

 

Par Kassim Traoré
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 19:15

Affaire d’héritage entre Kadia Fofana et Son Père

 

Peintor et Son PDG N’y sont pour rien

 

Après avoir publié sur notre blog, l’interview de Kadia Fofana sur le problème d’héritage qui l’oppose à son père Gaoussou Fofana, nous avons commis l’erreur de mettre les noms de la marque « Peintor » et son PDG qui en réalité ne sont pour rien dans cette affaire, c’est pourquoi comme le recommande notre profession nous avons présenté nos excuses à la société Peintor ainsi qu’à son PDG que nous avions cité dans cette affaire alors qu’en réalité , cette société n’en ai pour rien et l’affaire dont parle Kadia ne concerne ni Peintor encore moins son PDG c’est pourquoi quant nous avons été informés nous avons écrit à la société et à son PDG en leur exprimant nos méa culpa et encore maxima méa culpa pour cette bourde qui peut arrive à tout le monde et à tout journaliste. C’est le lieu aussi de remercier les responsables de la société peintor qui nous ont approchés d’une manière plus responsable pour faire savoir ce que l’article les a fait et tout comptant sur notre professionnalisme en la matière. Comme annonce dans notre article c'est-à-dire selon les propos que nous avons recueillis de Kadia Fofana qui nous disait que son père est le PDG de Peintor, cela est loin de la réalité car le PDG de Peintor est de la réalité car le PDG de Peintor a à peine 50 ans, alors que le père de Kadia a plus de 70 ans. Peintor c’est le nom d’une marque et d’une entreprise nous avons su cela au cours de nos investigations, ce qui veut la personne que Kadia accuse est loin d’être le responsable de Peintor qui est un jeune ambitieux travailleur et qui consacre  plus de la moitié de son temps à faire les campagnes de communication pour ses produits, ses projets et autres activités. Mais cependant l’arbre ne cachera pas la forêt car nous allons faire le reste de notre investigation pour savoir qui de Kadia et son père à  raison, parce qu’une chose d’affirmer mais l’autre est de confirmer. En somme nous voulons dire tout simplement nos méa culpa pour Peintor et son PDG qu’il nous excuse pour l’erreur commise, et par la même occasion reconnaître notre tort.   

 

Lacoliden  

Par Kassim Traoré
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 19:02

Affaire d’héritage entre Kadia Fofana et Son Père

 

Peintor et Son PDG N’y sont pour rien

 

Après avoir publié sur notre blog, l’interview de Kadia Fofana sur le problème d’héritage qui l’oppose à son père Gaoussou Fofana, nous avons commis l’erreur de mettre les noms de la marque « Peintor » et son PDG qui en réalité ne sont pour rien dans cette affaire, c’est pourquoi comme le recommande notre profession nous avons présenté nos excuses à la société Peintor ainsi qu’à son PDG que nous avions cité dans cette affaire alors qu’en réalité , cette société n’en ai pour rien et l’affaire dont parle Kadia ne concerne ni Peintor encore moins son PDG c’est pourquoi quant nous avons été informés nous avons écrit à la société et à son PDG en leur exprimant nos méa culpa et encore maxima méa culpa pour cette bourde qui peut arrive à tout le monde et à tout journaliste. C’est le lieu aussi de remercier les responsables de la société peintor qui nous ont approchés d’une manière plus responsable pour faire savoir ce que l’article les a fait et tout comptant sur notre professionnalisme en la matière. Comme annonce dans notre article c'est-à-dire selon les propos que nous avons recueillis de Kadia Fofana qui nous disait que son père est le PDG de Peintor, cela est loin de la réalité car le PDG de Peintor est de la réalité car le PDG de Peintor a à peine 50 ans, alors que le père de Kadia a plus de 70 ans. Peintor c’est le nom d’une marque et d’une entreprise nous avons su cela au cours de nos investigations, ce qui veut la personne que Kadia accuse est loin d’être le responsable de Peintor qui est un jeune ambitieux travailleur et qui consacre  plus de la moitié de son temps à faire les campagnes de communication pour ses produits, ses projets et autres activités. Mais cependant l’arbre ne cachera pas la forêt car nous allons faire le reste de notre investigation pour savoir qui de Kadia et son père à  raison, parce qu’une chose d’affirmer mais l’autre est de confirmer. En somme nous voulons dire tout simplement nos méa culpa pour Peintor et son PDG qu’il nous excuse pour l’erreur commise, et par la même occasion reconnaître notre tort.   

 

Lacoliden  

Par Kassim Traoré
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 18:39

Affaire d’héritage entre Kadia Fofana et Son

 

Peintor et Son PDG N’y sont pour rien

 

Après avoir publié sur notre blog, l’interview de Kadia Fofana sur le problème d’héritage qui l’oppose à son père Gaoussou Fofana, nous avons commis l’erreur de mettre les noms de la marque « Peintor » et son PDG qui en réalité ne sont pour rien dans cette affaire, c’est pourquoi comme le recommande notre profession nous avons présenté nos excuses à la société peintor ainsi qu’à son PDG que nous avions cité dans cette affaire alors qu’en réalité , cette société n’en ai pour rien et l’affaire dont parle Kadia ne concerne ni peintor encore moins son PDG c’est pourquoi quant nous avons été informés nous avons écrit à la société et à son PDG en leur exprimant nos méa culpa et encore maxima méa culpa pour cette bourde qui peut arrive à tout le monde et à tout journaliste. C’est le lieu aussi de remercier les responsables de la société peintor qui nous ont approchés d’une manière plus responsable pour faire savoir ce que l’article les a fait et tout comptant sur notre professinnalisme en la matière. Comme annonce dans notre article c'est-à-dire selon les propos que nous avons recueillis de Kadia Fofana qui nous disait que son père est le PDG de Peintor , cela est loin de la réalité car le PDG de Peintor est de la réalité car le PDG de peintor a à peine 50 ans, alors que le père de Kadia a plus de 70 ans. Peintor c’est le nom d’une marque et d’une entreprise nous avons su cela au cours de nos investigations, ce qui veut la personne que Kadia accuse est loin d’être le responsable de Peintor qui est un jeune ambitieux travailleur et qui consacre  plus de la moitié de son temps à faire les campagnes de communication pour ses produits, ses projets et autres activités. Mais cependant l’arbre ne cachera pas la forêt car nous allons faire le reste de notre investigation pour savoir qui de Kadia et son père à  raison, parce qu’une chose d’affirmer mais l’autre est de confirmer. En somme nous voulons dire tout simplement nos méa culpa pour peintor et son PDG qu’il nous excuse pour l’erreur commise, et par la même occasion reconnaître notre tort.    

Par Kassim Traoré
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 22:06

Studio Blonba

 

La boîte de nuit ouverte aux mélomanes

 

Le studio multifonctionnel culturel  Blonba qui a ouvert ses portes, ce complexe culturel comporte plusieurs volets entre autre le  studio  de production multimédia, la salle  des spectacles modulables, qui d’ailleurs est le plus grand espace du complexe. Cette salle du fait qu’elle est modulable permet au jeune promoteur de faire plusieurs activités, des spectacles, de jeux, cinéma et maintenant la boîte de nuit vient d’ouvrir ses portes avec un bar restaurant. L’ouverture officielle de cette boîte de nuit c’était le vendredi 1er juin passé. Avec l’ouverture de cette boîte de nuit  et selon Alioune Ifra N’Diaye le promoteur est la fin des préfigurations car tous les volets de Blonba fonctionnent à 100%. Cette boîte a des matériels de sonorisation impeccables, de dernière génération, une table de mixage numérisé, une qualité de son sans pareille, les lumières sont automatiques et liées à la cabine d’animation ce qui fait que les jeux de lumière dans la salle sont fonction de la musique que vous écoutez. Pour la lumière extérieure, ils sont utilisés les produits locaux, comme les sceaux en plastic fabriqués au Mali, des fuit, des bois locaux et autres matériaux utiles « c’est une récupération nécessaire parce que nous voulons valoriser ce que nous avons autour de nous d’abord, parce que pour notre enseigne lumineuse nous avons dépense plus qu’avec les produits de chez nous » .    L’animation est l’affaire de deux DJ, Cyril venu de la côte d’ivoire et Julio de la guinée ils animent alternativement jusqu’à l’aube. Au bar restaurant il y a une dizaine de filles pour servir soit 5 à l’étage et les autres au rez de chaussée, elles sont toutes habillées en tenue traditionnelles dont la couture est faite par Mimi Konaté, quant aux garçons ils sont au nombres tous vêtus de cotonnades traditionnelles mais les coutures sont du promoteur Alioune Ifra N’Diaye, pour la sécurité il y a  une quarantaine  de gros bras  de la société scorpion qui veillent pour  la quiétude pendant toutes les soirées qui sont prévues tous  les vendredi et samedi pendant l’année scolaire, pendant les vacances ça sera les jeudi, vendredi et samedi. En plus de ce dispositif sécuritaire la boîte a 6 portes automatiques, toutes liées à la cabine des DJ, ce qui veut en quant de pépin ce qui sont à l’intérieur n’auront pas de problèmes, c’est pour  des raisons de sécurités que ces portes ne s’ouvrent pas tous les jours.   Pour ce qui des autres activités du studio Blonba ils vont continuer c’est du moins l’avis de Alioune Ifra N’Diaye « nous allons faire en sorte que les activités du discothèque se passent en même temps que les autres volets du complexe, ainsi du lundi au mercredi il y aura les émissions télé comme case sangha, les enregistrements en un mot le travail normal de la salle. Nous ferons des spectacles vivants tous les jeudi théâtre, cinéma, musique en live et chaque mois d’octobre sera l’ouverture de notre saison culture qui prendra fin au mois de juin, parce que la salle aussi a besoin de respirer et de repos ». Le studio Blonba fonctionnera désormais comme une salle polyvalente avec multiples activités car en dehors de la boîte de nuit et des autres activités ordinaires, la salle peut être louer mais attention « pour les mariages nous ne sommes pas prêt à louer la salle parce que c’est un monde difficile à maîtriser sinon pour les autres activités il n y a aucun problème nous faisons la location ». Avec plus de 600 millions de francs CFA pour la construction, le complexe Blonba compte aujourd’hui pour tous les volets unis une soixantaine d’employés sans compte le service de sécurité en tout cas la boîte de nuit de Blonba qui a ouvert ses portes en début de mois de juillet commence à  attirer du monde surtout en cette veille de grande vacances.

 

  

 

 

Par Kassim Traoré
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 22:02

 

Issa Bagayogo dit techno Issa

 

De la daba à la musique

Issa Bagayogo est avant tout paysan natif de Korin un petit village du cercle de Bougouni dans la troisième région administrative du Mali  Sikasso. Ce fils de paysan et paysanne est né en 1961 les années de l’indépendance du Mali. Issa cultivait le mil à la  daba (houe en français) sur des dizaines d’hectares, il n’était pas seul car dans les brousses maliennes les travaux champêtres est fait par toute la famille. Comme son père avait quatre femmes, lui étant le fils de la première se devait de donner le bon exemple, car il vivait avec plus de quinze enfants de son père, ils étaient plus de 20 personnes à vivre ensemble au champ. C’est ainsi que dés sa tendre enfance  Issa s’essaye à la musique en jouant le daro,  une sorte de cloche rustique en ferraille qu’on fait tinter bruyamment derrière les cultivateurs pour les stimuler, les encourager dans les travaux champêtre « il le fallait parce qu’il n’était pas donne à n’importe qui d’avoir un champ de plus de dix hectares, comme il n y avait pas de machine il fallait quelque chose pour galvaniser les bras valides de la maison ». Le kamalé n’goni , qui est une sorte de guitare du terroir , sera maîtrisé par lui à l’âge de 12 ans, comme les jeunes de son village. Dans le Wassoulou le kamalé n’goni et le chant sont similaires car la plupart des grands joueurs de cet instrument sont des chanteurs, c’est pourquoi pour le chant Issa n’a pas connu de grandes  difficultés. Les chants du terroir sont magnifiés, les paysans et les autres couches sociales se reconnaissent à travers les morceaux de Issa, « les gens venaient massivement écouter mes chansons parce que ce que je disais les concernaient directement » la bravoure, le travail bien fait, l’entente et les maux qui minaient la société à l’époque étaient les thèmes abordent par l’enfant de Korin. Comme sa voix plaît et qu’il joue de mieux en mieux, Issa Bagayogo commence à se faire un nom et débarque à Bamako en 1991 pour chercher à enregistrer. «  J’ai été accueilli  au studio monté par Philippe Berthier qui avait décidé de s’installer au Mali ». Ce studio  cherchait  un bon joueur de kamélé n’goni, ce qui a permis à  Issa peut  d’enregistrer ces premières chansons. «  Je n’ai pas eu de la chance parce que ces morceaux  pour moi n’intéressaient pas les Bamakois », le succès du village n’a pas accompagné Issa Bagayogo dans la capitale. Il y reste trois mois, mais revient vite sur la capitale car il n’a plus envie de manier la houe, il fait un deuxième album  en 1993, sans succès. « C’est en ce moment que j’ai décidé de rejoindre les chauffeurs de bus de Bamako, pour  devenir  apprenti,  déçu par mon  échec, j’ai pris beaucoup de comprimes  des mélanges de médicaments dopants ma femme m’a quitté. Au village, on  disait  que je suis devenu fou et ma mère était  désespérée. ».   Un matin, il décide d’arrêter les « médicaments » pour se relancer dans la musique. Il retourne au studio et rencontre Yves Wernert, l’ingénieur du son, et Moussa Koné, un ancien guitariste d’Ali Farka Touré, qui lui proposent de travailler complètement différemment pour se lancer dans une aventure musicale que personne n’a encore tentée au Mali  partir de la tradition en la mixant avec des samples rythmiques. Au début, Issa a peur. Il ne s’habitue pas au travail avec la boite à rythme et ne comprend vraiment pas où il va. Après plusieurs mois de travail, la cassette sort fin 98 et c’est un gros succès au Mali (plus de 15 000 exemplaires vendus sans parler des pirates). Issa n’en n’est pas surpris et trouve qu’après tout ce boulot, c’est tout à fait normal. Il est à nouveau respecté et sa mère est ravie. Quand il retourne au village, il est fêté et sa femme veut revenir revivre avec lui. Tout va beaucoup mieux et il pourra même peut-être bientôt quitter le cercle des apprentis chauffeurs de bus pour vivre uniquement de la musique, lui qui vient de recevoir en mars 1999 le prix du meilleur espoir de la chanson Malienne décerné par la radio-télévision nationale et les professionnels. Issa Bagayogo a plus de 20 ans de carrière musicale, il a connu des hauts et des bas, ce qui le l’a pas découragé il a continué à se battre le paysan, devenu aprrenti chausseur a pris conscience pour redevenir musicien non sans difficultés. Techno Issa comme l’appellent ses fans a fait trois albums « Sya » en 1999, « Timbuktu » en 2002 et en 2004 «  Tassou ma kan » tous ces albums ont été enregistré au studio bogolan de Bamako « sinon j’ai fait plusieurs morceaux qui n’ont pas été enregistré mais qui sont sur des cassettes, la musique est devenu ma passion et ma profession »  

Par Kassim Traoré
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